Article Télérama Concert Sunside 4 octobre 2019

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Certains chants émeuvent par ce qu'ils suggèrent derrière le voile ; ce qui est à moitié dit sera plus vivement ressenti. Sans aucune impudeur, Grazzia Giu parvient ainsi à toucher ses auditeurs. La sincérité avec laquelle elle entonne Afraid For, Lost in Space ou My Dear Sons est poignante. Et quand elle s'attaque à des Everest tels que Bowie et Lou Reed, elle est loin de se laisser engloutir par leur ombre.

 

Louis-Julien Nicolaou (L.-J.N.)

23/05/2019 – JAZZ RHONE ALPES Grazzia Giu Jazz Club de Grenoble

Concert LIFE IS

Les voix se suivent et ne se ressemblent pas au Jazz Club de Grenoble. Ce soir c’est à Grazzia Giu de nous emporter dans son univers.

Elle est accompagnée pour cela par le pianiste Lionel Melot, le contrebassiste Paul Cuttat et le percussionniste David Arama.

Leur dernier album Life is, porte bien son nom puisqu’il nous invite à suivre Grazzia dans des moments de vie, de sa vie peut être. Elle chante ses réflexions, ses émotions, ses fragilités. Sa voix profonde, délicate, son phrasé particulier s’y prêtent à merveille. On est ici dans l’intimiste, parfois dans le murmure .

Lou Reed et David Bowie adaptés en jazz ... c'est possible?

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Lou Reed et David Bowie adaptés en jazz ... c'est possible? 
Grazzia Giu officiel prouve que oui dans son album "Life is" sorti fin mars. 
Ecoutez sa version de "Space Oddity" pour vous en convaincre: https://youtu.be/ipACDAZqFYw

Le teaser de l'album propose un extrait de "Perfect day": 
https://youtu.be/DRqJXV5iQpg

Mis à part 2 reprises, les 9 autres morceaux sont écrits et composés de la voix singulière, soutenue par Lionel Melot, son pianiste depuis 10 ans (avec 2 autres albums), Paul Cuttat à la contrebasse , David Arama à la percussion et au cajon, sans oublier les invités de la marque: Médéric COLLIGNON , Loïs Le Van et Gérard Tempia Bondat . 

De très belles ambiance jazzy-lounge avec piano et trompette bouchée comme par exemple sur "Try again", ou plus enlevés comme morceau: titre: 
https://youtu.be/SxdRV9Rr2F4


Pour aller écouter Grazzia Giusur scène, par exemple le 23 mai à Grenoble, retrouvez ses prochaines dates de concerts sur sa page https://www.facebook.com/pg/grazziagiuofficiel/events/?ref=page_internal
ou sur son site 
https: // www. grazzia-giu.net/shows

LE COUP DE CŒUR

La Matinale L'alsace : Ecouter - Voir - Loisirs

 

Beaucoup d’émotion dans la voix de Grazzia Giu qui délivre, avec « Life Is », un très beau disque de « jazz acoustique cinématographique ». Ses compositions sont bercées par une douce mélancolie. Tout comme ses adaptations du « Perfect Day » de Lou Reed et du « Space Oddity » de Bowie. On laisse le charme agir. (Inouïe)

Coup de Coeur : Grazzia Giu dans PARIS MOVE

https://www.paris-move.com/reviews/grazzia-giu-life-is/

Voici le genre de disque dont on ne se méfie pas de prime abord: une chanteuse de jazz, entourée d’un trio minimaliste (contrebasse, piano, cajon), s’essayant une fois encore au crossover entre son propre univers et la pop. On glisse nonchalamment la rondelle dans le chauffe-plat, et les deux premières plages confirment sans surprise nos à-priori: de la chanson délicatement relevée d’accents smooth jazz, au swing aussi présent que discret. Leurs arrangements, à la fois sobres et précis, ne perturberont pas votre prochaine cocktail party, et nul danger de déranger les voisins non plus. Puis, tout aussi subtilement, s’insinuent les rythmes afro-cubains qu’instillent la basse de Paul Cuttat et les percus de Richard Martinez, propulsant ainsi le piano de l’impressionnant Lionel Melot. Quand vient le temps de la relecture de ces deux monuments que demeurent pour l’éternité le “Space Oddity” de Bowie et le “Perfect Day” de Lou Reed, on ne comprend que sur le tard que l’on vient de se faire piéger par un gang de sournois révisionnistes. Dès lors, des perles latin-jazz telles que “Afraid For”, “In Space” ou “Softly Whisper” ne prennent que davantage de relief, et l’addiction vous guette, au risque de vous mener à repasser en boucle la plage titulaire, ou les déchirants aveux que constituent “Show Me”, “Sorry” et “When I Was Young”. Parmi les guests de ce grand album, on dénombre Médéric Collignon et Loïs Le Van: mille grazie, Grazzia Giu!

Patrick Dallongeville
Paris-MoveBlues Magazine, Illico & BluesBoarder

Clin d’œil à Grazzia Giu & « Life Is » Nicolle Videmann

Climat intimiste pour chansons sensibles Accompagnée par des musiciens de jazz au service de son art vocal, la chanteuse Grazzia Giu sort « Life Is ». Un album de onze chansons de format court. Improvisations des musiciens et interventions des invités teintent de jazz un univers qui évoque la passion sur le mode de la délicatesse. Un opus nostalgique où les émotions affleurent avec souplesse.

Chronique de l’album Life Is Jazz Rhone Alpes

Alors ce nouvel album de Grazzia Giu (le cinquième en une quinzaine d’année  c’est dire si la dame sait peaufiner et doser ses apparitions) ; pas de problème  “Life Is” (Inouïe Distribution 2019) satisfait haut la main à tous les tests et notamment aux  plus importants critères artistiques et esthétiques.  Dès la première écoute on retrouve la voix chargée d’émotions et le phrasé caractéristique de Grazzia et bien sur les fidèles Lionel Mélot (piano) et Paul Cuttat (contrebasse) apportent toujours un soutien tout en finesse et sans faille mais on remarque aussi  dans cette continuité quelques évolutions significatives comme la disparition de la batterie au profit de l’arrivée discrète du cajon flamenco de Richard Martinez.  Il convient aussi de noter que ce nouvel album voit l’arrivée de quelques « guest-stars » judicieusement utilisés à commencer par le bugle de Médéric Collignon qui introduit  discrètement la voix de Grazzia sur Try again et l’accompagne ensuite par de belles et tendres envolées. Sur Softy Whisper c’est la voix “immatérielle” de Loïs le Van qui vient se conjuguer   avec celle de Grazzia sous le regard complice du trio d’accompagnateurs. Sur trois autres titres ce sont des arrangements de cordes de Gérard Tempia Bonda  qui viennent embellir les morceaux, presque timidement sur Afraid for mais de façon nettement plus affirmés sur Sorry .

Autre aspect marquant de l’album, ce sont les deux reprises de deux monstres sacrés de l’univers pop rock, David Bowie et Lou Reed dont les albums ont toujours accompagné Grazzia Giu et qu’elle ose maintenant affronter alors qu’ils ont tous deux quitté cette terre. C’est d’abord la reprise de Space Oddity de David Bowie traité avec un supplément de douceur par l’ajout de cordes. Personnellement mon coup de cœur va à la reprise de l’émouvant Perfect Day de Lou Reed (sur l’ album Transformer en 1972) qui va comme un gant au phrasé de Grazzia Giu complété par le beau travail de Lionel Melot au piano « Oh such a perfect day , You just keep me hanging on … » Oh oui Grazzia c’est sûr : votre interprétation de ce standard pop aide à tenir le coup !

Le reste de l’album révèle encore quelques belles compositions de Grazzia finement ciselée en quartet pour illustrer quelques tranches de sa vie en laissant libre cours à ses émotions et à son romantisme. C’est le cas avec Life Is le morceau qui donne son titre à l’album ou chaque musicien s’attache juste à embellir le chant de la chanteuse. Avec My dear sons c’est l’hommage très personnel aux enfants qui ont grandi alors qu’avec When I was young c’est la nostalgie qui l’emporte à travers une belle mélodie et des arrangements  finement ciselés du trio accompagnateurs.

En résumé : un album romantique, très personnel et attachant avec une palette élaborée d’excellents musiciens complices. Un album à écouter en priorité et qui est maintenant disponible sur toutes les plateformes ou chez Inouïes Distribution: https://www.paniermusique.fr/les-cds/2735-grazzia-giu-life-is-3760231766706.html

-Life is : une musique imagée, fluide, souple qui invite à l'abandon et au bien-être

Écrit par Dominique Flacard

Par Dominique Flacard - Lagrandeparade.com/ On est séduit par la liberté d'inspiration de l'album "Life is", réalisé autour de chansons relatant des épisodes de la vie et dans lequel le plaisir de chanter inonde l'oreille de l'auditeur. La voix chaleureuse et profonde de Grazzia Giu le plonge dans un univers musical réconfortant et subtil. La complicité entre la chanteuse et le pianiste Lionel Mellot, la profondeur d'une contrebasse délicate, jouée par Paul Cuttat, liée aux élans sonores du cajon de Richard Martinez, créent une identité musicale rayonnante et épanouie. Cet album s'impose comme une évidence.

La musique imagée, fluide, souple invite à l'abandon, au bien-être  tout au long des onze titres dont deux sont des reprises, Space Oditty de David Bowie et Perfect Day de Lou Reed. Les autres compositions sont signées, musiques et textes, de la chanteuse elle-même. Citons les participations de Médéric Colignon au buggle dans le second titre, Try again, qui apporte une couleur intérieure, nostalgique, de Gérard Tempia au violon dans les troisième, cinquième et septième titres qui contribue à une ambiance nostalgique, romantique. La vocalité de Loîs Le Van enrichit le huitième chant, Softly Whisper et lui apporte un surcroit de mystère.

Les improvisations du pianiste et du contrebassiste respectent le temps de la chanson, genre musical bref qui n'excède pas quatre minutes trente cinq dans cet album. Intervenant souvent après les seconds couplets, ils développent les émotions exprimées par tous ces chants dans lesquels la chanteuse narre des moments de sa vie. Les accords, l'harmonie sont issus du jazz alors que les mélodies, certains accompagnements sont proches d'un langage plus classique. Cette synthèse entre des styles musicaux différents trouve son unité dans la voix de la chanteuse, une voix à l'ambitus large et ample, qui transmet avec sensibilité et des nuances raffinées allant jusqu'au pianissimo, les émotions des évènements de la vie.

Softly whisper est un chant nostalgique, empreint de romantisme dans lequel les instruments ponctuent les paroles de la chanson. Un motif mélodico-rythmique, joué de façon récurrente par le pianiste, nous laisse entendre une petite voix intérieure qui cherche, avec délicatesse mais obstination, à s'affirmer. Les introductions des différentes chansons, campent des ambiances particulières d'où émerge la voix dont les accents, les intonations rappellent Barbara. La conclusion confiée au cajon accentue le caractère étrange du chant In space qui débute dans une ambiance raréfiée. Chaque chant est conçu avec précision. Les figuralismes composent une musique imagée où chacun se laisse porter par son écoute, sa sensibilité, son ressenti.

Romantique et personnel, cet album est un voyage, une aventure au sein de la musique qui reflète celui de la vie. Il paraît le 8 Mars 2019 chez Inoui. Nous lui souhaitons bon vent !

Life is
Grazzia Giu
INOUÏ DISTRIBUTION
Dans les bacs : 8 mars 2019

Il s’agit essentiellement de compositions, Grazzia a écrit les textes et se raconte. Ses humeurs, ses expériences.
C’est donc personnel. Un bel univers bien servi par ses musiciens. L’évident Lionel Melot qui l’accompagne au piano depuis plusieurs années, Paul Cuttat à la contrebasse, et le nouveau de la bande David Arama à la batterie et aux percussions. Le cajon est délicatement présent et participe de l’identité de ce nouveau groupe.

Grazzia Giu au Jazz Club de Savoie :

Classe & Romantisme.

Grazzia Giu au Jazz Club de Savoie : Classe & Romantisme.

La classe dégagée par Grazzia Giu par sa prestance scénique, sa façon de poser les mots sur les notes, cette classe véhiculée par un mélange de pop et de jazz à l'image de certaines rock stars anglaises.

"Pretend", nom de son dernier album dont l'essentiel des douze plages a été interprété, trouve une bonne part de ses racines outre-atlantique.

Au travers de la langue anglaise dans laquelle sont écrits les titres mais aussi des compositions qui ne sont pas sans évoquer des Lennon, McCartney ou Brian Ferry pour n'en citer que quelques-uns.

Le romantisme des textes portés par le jeu de piano de Lionel Melot jeu digne de la grande époque du romantisme classique ou de certaines formations rock des années 80, pour référence la reprise par ces deux artistes de Perfect Day', certainement la composition la plus romantique de Lou Reed.

A cela s'ajoute la basse de Dominique di Piazza à la sonorité qui n'est pas sans évoquer celle de Jaco Pastorius, sonorité mélodieuse à souhait qui apporte le jazz d'un Weather Report et l'on se remémore l'époque où Joni Mitchell était accompagnée de Pastorius, Michael Brecker et Don Allias.

Sur "Pretend" comme sur scène Grazzia Giu est accompagnée de Lionel Melot, Dominique di Piazza etAndy Barron au pulse voyou jazz pop côté chic britannique qui sied à la perfection à cet ensemble. Indéniablement cette formation a un son, un genre. Nombreuses sont les références qui invitent le public à rester accroché jusqu'à la fin de la soirée.

Au cours de ce concert, Dominique di Piazza donnera un hommage à Paco de Lucia, la classe ! 
Philippe Morel

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